• L’équipe de Regain au travail vendredi à la Recyclerie. DDM – Audrey Lecomte

 L’association Regain s’engage dans une démarche de certification, motivée par l’envie d’améliorer son fonctionnement et ses services. Un travail fastidieux de 18 mois débute pour l’équipe, les administrateurs et les salariés mobilisés autour de ce projet collectif.

Pendant deux jours, jeudi 31 mars et vendredi 1er avril, administrateurs et salariés de Regain ont travaillé au lancement d’une toute nouvelle démarche qualité au sein de la structure. « On s’est inscrit dans un process collectif avec le réseau national Coorace qui rassemble plus de 500 entreprises d’utilité sociale territoriale et dont nous sommes adhérents. Le but pour Regain est de se professionnaliser, d’améliorer nos fonctionnements et d’offrir une meilleure satisfaction à nos clients et à nos salariés » résume la directrice de Regain, Maud Morin.
Pour lancer la démarche qui doit durer 18 mois, une sensibilisation aux enjeux de la certification a été délivrée jeudi aux permanents et dirigeants de l’association par Maël Kerdoncuff, formateur pour le réseau Coorace qui a poursuivi son intervention, vendredi à la Recyclerie, avec des réunions en comités restreints. Après un diagnostic des pratiques et de l’organisation de l’association, une présentation des référentiels a permis aux participants de mesurer les objectifs à atteindre. « C’est presque une triple certification parce qu’elle se compose de trois normes : Cèdre qui va encadrer les exigences de l’accompagnement socioprofessionnel des salariés (aujourd’hui au nombre de 17 à la Recyclerie et 16 pour les activités environnement), ISO 9 001 qui va intéresser les clients économiques de Regain et le label RSE, responsabilité sociétale des entreprises, qui élargit le champ de qualité aux aspects environnementaux » détaille la directrice.
Un nouveau défi pour Regain qui a le mérite de fédérer les énergies de l’équipe, selon la coprésidente, Chantal Bergès. « Ce qui nous a intéressés, c’est de construire ensemble une façon de travailler vers plus de qualité. Ce qui nous a plu aussi est que c’est une amélioration continue, un perpétuel requestionnement de nos pratiques pour être plus performants pour nos salariés et nos partenaires ». L’ambition est pour l’association qui a connu de profonds changements ces derniers mois de repartir sur des bases solides, de renforcer ses liens et de donner une nouvelle image. « Il y a eu un fort turn-over, l’équipe a été renouvelée et on sent qu’il y a des choses à reconstruire. Il y a déjà des outils mis en place. Il faut articuler tout ça, les mettre en musique et formaliser les pratiques » précise le formateur.
En attendant, les projets ne manquent pas pour l’association d’insertion dont les nouveaux bureaux sont situés en centre-ville de Figeac, boulevard Juskiewenski. Le développement de son activité de maraîchage se concrétise sur un terrain de 2 hectares à Faycelles, cédé par la commune. « On a loué en plus un autre terrain à proximité et on garde celui de Figeac » indique Chantal Bergès, impatiente de voir sortir de terre les prochaines récoltes de l’association

La Dépêche                                                                                       Audrey Lecomte
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